Il y a de fortes chances que vous cherchiez Mantes, et non Nantes. L’usine historique et le siège de Dunlopillo se trouvaient à Mantes-la-Jolie, dans les Yvelines — à une lettre près du nom de la ville de Loire-Atlantique. Et aujourd’hui, la marque écrit noir sur blanc que ses produits sont fabriqués « dans notre usine de Limay (78) ».
Cette page est une analyse documentaire. Nous avons lu le 10 octobre 2026 la page « qui sommes-nous » de la marque, et nous reprenons par ailleurs des éléments de presse et de sources locales sur le devenir du site historique — en les attribuant. Nous n’évaluons aucun magasin : nous n’en avons visité aucun, et ce n’est pas l’objet.
Mantes-la-Jolie, pas Nantes. Le site historique est dans les Yvelines, à une lettre près du nom de la ville ligérienne.
La production est aujourd’hui à Limay (78), selon la marque elle-même. Limay est une commune voisine de Mantes-la-Jolie, dans le même département.
La production à Mantes s’est arrêtée en octobre 2020, d’après les sources locales, et la fabrication a été transférée lors du rachat de la marque.
La marque revendique « 100 % de ses produits en France depuis plus de 90 ans » et une fabrication « 100 % française (dans les Yvelines) ».
Sa propre chronologie se contredit sur sa date de naissance : 1929 dans le texte, 1932 dans la frise.
Où Dunlopillo fabrique aujourd’hui
Commençons par la réponse, puisque c’est probablement ce que vous cherchez. Sur sa page « qui sommes-nous », la marque écrit : « Nos matelas, sommiers et têtes de lit sont designés et fabriqués en France dans notre usine de Limay (78) ». Le 78 est le code des Yvelines.
Elle ajoute une formulation plus large sur la même page : une « fabrication soignée, 100 % française (dans les Yvelines) », et affirme fabriquer « 100 % de ses produits en France depuis plus de 90 ans ». C’est une revendication de la marque, et nous la citons comme telle — mais elle a le mérite d’être précise sur le lieu, ce qui est rare : beaucoup de fiches que nous lisons se contentent d’un « fabriqué en France » sans indiquer où.
Le détail a son importance pour qui cherche l’usine « de Mantes ». Limay et Mantes-la-Jolie sont deux communes voisines des Yvelines, situées de part et d’autre de la Seine. Autrement dit, la production n’a pas quitté le bassin mantais : elle a changé de commune, pas de région. Si vous cherchiez « l’usine Dunlopillo de Mantes », c’est à Limay qu’elle se trouve désormais — et pas à Nantes, qui est à plus de trois cents kilomètres, en Loire-Atlantique.
Ce qu’est devenu le site de Mantes-la-Jolie
Les éléments qui suivent viennent de la presse locale et de sources institutionnelles, et non de la marque. Nous ne les avons pas vérifiés en première main et nous les présentons comme rapportés.
| Élément rapporté | Détail |
|---|---|
| Nature du site | Un site industriel depuis plus d’un siècle, qui abritait aussi le siège social de l’entreprise |
| Dimensions | Un complexe d’environ onze hectares, avec une vingtaine de bâtiments |
| Rachat des terrains | En 2015, pour 10 millions d’euros, par l’établissement public foncier d’Île-de-France |
| Arrêt de la production | Octobre 2020, date d’arrêt définitif des opérations sur le site |
| Transfert de la fabrication | Vers Limay, lors du rachat de la marque par le groupe Finadorm |
| Reconversion engagée | Une démarche d’occupation transitoire portée par l’établissement public foncier et le département, dont un espace de 1 440 m² destiné à accueillir un chantier de restauration d’œuvres du château de Versailles et une offre pédagogique sur le patrimoine |
| Les œuvres concernées | Quatre sculptures monumentales de Louis Le Conte et Pierre Legros, datées vers 1687, pesant environ 20 tonnes chacune, dans un ancien hangar du quartier de Gassicourt, pour un coût de travaux estimé à 920 000 € |
| Incident | Un incendie d’origine inconnue a ravagé un bâtiment de 900 m² en bord de Seine, avec 45 pompiers mobilisés et sans victime |
Éléments rapportés par la presse locale et des sources institutionnelles, relevés le 10 octobre 2026. Nous ne les avons pas vérifiés en première main. À noter un écart de dates : la presse situe le rachat par Finadorm en 2021, tandis que la chronologie publiée par la marque indique 2020. Nous ne tranchons pas.
La chronologie que publie la marque
Elle est intéressante parce qu’elle explique le nom, et parce qu’elle situe une rupture récente qui recoupe nos propres relevés.
| Date | Ce que la marque écrit |
|---|---|
| 1888 | John Boyd Dunlop, « fondateur écossais des pneus Dunlop », invente « les pneumatiques à base de caoutchouc » |
| 1929 | Dunlop s’appuie sur les propriétés du latex « pour créer les matelas. Dunlop Pillow, Dunlopillo est née ! » |
| 1932 | « Création du premier matelas en latex au monde. C’est la naissance de “Dunlo Pillow”. » |
| 1960 | Invention de la mousse de polyuréthane. « C’est ainsi que naît la gamme Aerial et la signature, inchangée depuis, “Dormez comme vous aimez” » |
| 1984 | « Nouveau système industriel de fabrication en moules individuels » |
| 2020 | « Le renouvellement. Dunlopillo intègre le groupe Finadorm et innove avec de nouveaux matelas et la création d’oreillers en mousse à mémoire de forme. » |
Relevé le 10 octobre 2026 sur la page « qui sommes-nous » de la marque. Ses publicités télévisées au ton décalé sont datées « depuis 1957 ».
Vous avez noté la contradiction ? Le texte courant fait naître la marque en 1929, la frise chronologique situe le premier matelas en 1932. Deux dates pour le même événement, sur la même page. Ce n’est pas grave, mais c’est le genre de détail que nous signalons systématiquement : quand une marque se contredit sur son propre récit, cela invite à vérifier le reste.
Ce que cela recoupe dans nos propres relevés
La ligne « 2020 » de cette chronologie est utile, parce qu’elle correspond à ce que nous avons constaté en examinant le catalogue actuel. La marque y mentionne la création d’oreillers en mousse à mémoire de forme au moment de son intégration dans un nouveau groupe.
Or le catalogue oreillers que nous avons relevé le même jour ne compte que deux modèles, de la même famille, et le mieux documenté annonce une mousse à mémoire de forme à 45 kg/m³, une certification OEKO-TEX Standard 100, une garantie 6 ans et une fabrication française. C’est cohérent : une gamme d’oreillers récente et courte, née avec le « renouvellement » de 2020. Nous en avons tiré les conséquences dans notre page sur l’oreiller Visco Luxe, un ancien modèle qui, lui, ne figure plus au catalogue.
Un mot sur le latex, puisque c’est l’histoire de cette marque. Elle revendique le premier matelas en latex au monde, et le latex reste un segment où les fabricants publient leurs densités — nous l’avons vérifié ailleurs. Nos analyses du matériau figurent dans notre page sur l’oreiller en latex et dans notre analyse des matelas en latex.
Et si vous cherchiez un magasin à Nantes
Si vous habitez effectivement Nantes et cherchez où essayer ces matelas, la réponse passera par un revendeur, pas par un site de production — et un revendeur n’est pas la marque. Nous ne nommerons aucun magasin et n’en évaluerons aucun : nous n’y sommes pas allés. Ce que nous pouvons vous dire d’utile, c’est de vérifier en magasin les mêmes données que sur une fiche en ligne — densité, composition, garantie — et de demander le nom du modèle exact pour pouvoir le comparer une fois rentré.
Ce qu’il faut retenir
Il n’y a pas d’usine Dunlopillo à Nantes. Le site historique, qui abritait aussi le siège, était à Mantes-la-Jolie dans les Yvelines, et sa production s’est arrêtée en octobre 2020 selon les sources locales. Il fait aujourd’hui l’objet d’une reconversion, dont un chantier de restauration d’œuvres du château de Versailles.
Aujourd’hui, la marque indique fabriquer « dans notre usine de Limay (78) » — une commune voisine de Mantes, dans le même département. La production n’a donc pas quitté les Yvelines, et la marque est l’une des rares de notre relevé à nommer son site de production plutôt que de se contenter d’un « fabriqué en France ».
FAQ : dunlopillo nantes avis
Y a-t-il une usine Dunlopillo à Nantes ?
Nous n’en avons trouvé aucune trace, et il y a de fortes chances qu’il s’agisse d’une confusion avec Mantes-la-Jolie, dans les Yvelines, où se trouvaient l’usine historique et le siège social de la marque. Une seule lettre sépare les deux noms de ville, et elles sont à plus de trois cents kilomètres l’une de l’autre. Aujourd’hui, la marque indique fabriquer « dans notre usine de Limay (78) », également dans les Yvelines.
Où les matelas Dunlopillo sont-ils fabriqués aujourd’hui ?
La marque l’écrit explicitement sur sa page « qui sommes-nous » : « Nos matelas, sommiers et têtes de lit sont designés et fabriqués en France dans notre usine de Limay (78) ». Elle revendique par ailleurs une fabrication « 100 % française (dans les Yvelines) » et « 100 % de ses produits en France depuis plus de 90 ans ». C’est l’une des rares marques de notre relevé à nommer son site de production au lieu de s’en tenir à un « fabriqué en France » générique.
Que s’est-il passé sur le site de Mantes-la-Jolie ?
D’après la presse locale et des sources institutionnelles, que nous n’avons pas vérifiées en première main : la production s’y est maintenue jusqu’en octobre 2020, date d’arrêt définitif. Les terrains, un complexe d’environ onze hectares comptant une vingtaine de bâtiments, avaient été rachetés en 2015 pour dix millions d’euros par l’établissement public foncier d’Île-de-France. La fabrication a été transférée à Limay lors du rachat de la marque, soit dans une commune voisine du même département : la production n’a pas quitté le bassin mantais.
Que devient l’ancienne usine ?
Elle fait l’objet d’une démarche de reconversion portée par l’établissement public foncier et le département, toujours d’après des sources que nous n’avons pas vérifiées directement. Un espace de 1 440 m² devait accueillir un chantier de restauration d’œuvres du château de Versailles — dont quatre sculptures monumentales de Louis Le Conte et Pierre Legros datées vers 1687, pesant environ vingt tonnes chacune — ainsi qu’une offre pédagogique sur le patrimoine. Un incendie a par ailleurs ravagé un bâtiment de 900 m², sans victime.
Dunlopillo est-elle toujours une marque française ?
La marque revendique une fabrication 100 % française depuis plus de quatre-vingt-dix ans, et situe sa production dans les Yvelines. Sa chronologie officielle indique qu’elle a intégré le groupe Finadorm en 2020 — la presse situant plutôt ce rachat en 2021, écart que nous signalons sans trancher. Notez que « marque française » et « fabriqué en France » sont deux choses distinctes : ici, les deux sont affirmées, avec un site nommé — ce qui est plus précis que bien des fiches que nous lisons, où l’origine se résume à une mention sans adresse.
D’où vient le nom Dunlopillo ?
De l’anglais, et la marque le raconte elle-même : John Boyd Dunlop, « fondateur écossais des pneus Dunlop », invente les pneumatiques à base de caoutchouc en 1888. L’entreprise applique ensuite le latex à d’autres produits, puis aux matelas — « Dunlop Pillow, Dunlopillo est née ! », l’oreiller Dunlop. La marque revendique la création du premier matelas en latex au monde, et la gamme Aerial ainsi que la signature « Dormez comme vous aimez » datent, selon elle, des années 1960.
La marque se contredit-elle sur sa date de création ?
Sur sa propre page, oui, et c’est le genre de détail que nous relevons systématiquement. Le texte courant situe la naissance de la marque en 1929, lorsque Dunlop « s’appuie sur [les] propriétés exceptionnelles du latex […] pour créer les matelas ». La frise chronologique de la même page indique 1932 pour « la création du premier matelas en latex au monde ». Deux dates pour le même événement. Ce n’est pas grave en soi, mais cela invite à vérifier le reste.
Comment essayer un matelas Dunlopillo près de chez moi ?
Par un revendeur, puisque la marque ne vend pas depuis son propre site — nous avions constaté en examinant son catalogue qu’il s’agit d’un site de présentation sans prix affichés. Nous ne nommerons ni n’évaluerons aucun point de vente : nous n’en avons visité aucun. Ce que nous conseillons, en magasin comme en ligne, c’est de demander les mêmes données — densité, composition, garantie — et de noter le nom exact du modèle pour pouvoir le comparer ensuite.

